mardi 11 octobre 2011

OEnotourisme : Vinomedia en Pôle Position

Edito du 10 octobre 2011


Depuis des années, Vinomedia reste fidèle à sa ligne de conduite, qui est de permettre à toute une filière, la  filière viticole, de se développer et d’affronter les nouveaux défis de demain.
Ainsi, avant tout le monde, nous avons crée le premier salon international de l’OEnotourisme en 2009, salon qui verra sa deuxième édition en mai 201 2 à LYON.
Pour permettre à tous les intervenants de la filière viticole d’assurer pour un coût réduit la promotion de leurs services touristiques, nous avons crée le 1er guide Vignobles et tourisme édité à 20000 ex, lequel a rencontré un énorme succès auprès des amateurs de vins et de tourisme viticole, sans oublier la consultation gratuite de ce guide sur notre site internet.


Par la même occasion, et pour assurer le développement de ce domaine, nous avons crée une lettre internet bimensuelle envoyée à une cible sélectionnée de 70 000 internautes, mettant en avant tous ceux qui participent au guide Vignobles et tourisme 2011 -2012, mais également tous ceux qui paraitront dans l’édition 2012-2013.

Cette nouvelle édition du guide est déjà en préparation car elle sera encore plus complète, avec beaucoup de nouveauté en matière de tourisme viticole.
Vous pouvez dès à présent vous inscrire si cela n’est pas déjà fait en nous retournant le formulaire
ci-joint : formulaire de réservation .

Vous souhaitez développer le tourisme viticole ?
Vinomedia vous propose :
o Un salon
o Un guide
o Une lettre d’information
o Une web-TV dédiée

Contactez moi pour plus de renseignements à : bescoffier@vinomedia. fr

Benoit ESCOFFIER

lundi 3 octobre 2011

Les raisins du plaisir

En ces temps de fin de vendanges, l’époque est propice à un petit tour dans les vignes, histoire de se donner un aperçu du millésime 2011.
Je n’apprendrai rien à personne en mentionnant que le millésime 2009 est le millésime du siècle, et que 2010 l’est aussi, si ce n’est plus encore. (Décidemment, les superlatifs collent parfaitement à la production de vin).
Et 2011 ? A en croire les vignerons rencontrés au cours d’un voyage au cœur des Graves, ce millésime aura donné bien du fil à retordre en jouant à cache-cache avec la météo, subissant un climat très chaud trop tôt, puis pluvieux, puis chaud, puis pluvieux mais légèrement…
Résultat des courses : Un vin d’excellente prestance pour les vignerons qui ont évité de partir en vacances, leur permettant ainsi de surveiller leur vigne comme le lait sur le feu. Pour les autres, nous verrons. Et nous en avons rencontré, de ces producteurs réfractaires involontairement aux vacances pourtant méritées. Et le constat de ces rencontres est stupéfiant : la révolution culturelle est en marche. Autant, la fin du XXème siècle en PESSAC LEOGNAN a été marquée par la course aux vins stéréotypés du genre à être appréciés par les américains via PARKER, autant le début du XXIème siècle fait place aux vignerons de caractère ayant pour ligne de conduite la mise sur le marché du vin qu’ils aiment, sans se soucier du voisin.

Et d’une propriété à une autre, les différences se font sentir, les méthodes de production ou d’assemblage sont variées, et les résultats sont étonnants. Il est donc clair maintenant que les 75 producteurs en AOC PESSAC LEOGNAN, ainsi que les nombreux producteurs de GRAVES vont se livrer à une rivalité certes amicale, mais déterminée pour le plus grand bien du consommateur en leur apportant une palette largement significative de leur savoir faire dans l’exploitation de leur terroir.
Citons pêle-mêle quelques domaines pleins de promesses qui devraient faire parler d’eux dans un avenir proche, tellement la détermination du propriétaire à respecter avant tout le terroir tout en faisant son vin et non le vin de l’œnologue, est forte.
En GRAVES, Château FOUGERES, Château CRABITAY, Château FERRANDE, en sont des parfaits exemples. En PESSAC LEOGNAN, Château FERRAN, Château LARRIVET HAUT BRION. Et comme l’oenotourisme est également notre cheval de bataille, je ne manquerai pas de citer le Château SMITH HAUT LAFITTE, où Daniel et Florence CATHIARD ont effectué un travail remarquable au niveau de l’accueil et des structures réceptives sans oublier tous le travail qualitatif sur la vigne, leur donnant ainsi une position prépondérante dans l’appellation. Certaines AOC ont décidé de jouer la carte de la transparence, il serait bon que cette méthode se généralise pour tous les vins Français. Il faudra sans doute attendre le XXIIème siècle !


Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr 



Château des Fougères

Dominique COUTIERE – 33650 LA Brède. Tel : 05 58 51 08 68

Château CRABITEY
Arnaud de BUTLER- 33640 Portets. Tel : 05 56 67 18 64

Château FERRANDE
33640 Portets

Château FERRAN
Philippe LACOSTE- 33650 MARTILLAC tel : 06 07 41 86 00

Château LARRIVET HAUT BRION
Bruno LEMOINE- 33850 LEOGNAN. Tel : 05 56 64 75 51

lundi 19 septembre 2011

Je serai le président de tous les français

EDITO DU 19 SEPTEMBRE 2011

Je serai le président de tous les français


En pleine campagne des primaires socialistes, laquelle correspond ni plus ni moins à ce qui nous attend pour les mois à venir (cela promet !), quel candidat ne s’est pas posé en rassembleur, et en  futur président de tous les Français ? Est-ce que nous nous sentons mieux après toutes ces déclarations tonitruantes ? En pleine crise mondiale que certains veulent réduire uniquement à une crise française, quel candidat de gauche ou de droite, d’extrême gauche ou d’extrême droite, a présenté un projet d’avenir, un projet qui nous incite à relever les manches, à se prendre en main, et à avancer au lieu de s’indigner continuellement ? Au lieu de cela, on nous serine chaque jour, chaque heure, et à chaque discours ou interview que cette crise est la faute d’un homme, de sa gestion, tout en occultant que dans d’autres pays avec d’autres hommes d’autres tendances politiques, la crise s’est également installée de façon durable. En cas de crise, c’est chacun pour soi et Dieu pour tous  (éventuellement). Et c’est là que nous avons besoin d’un projet d’avenir qui soude les générations. Autrefois, il y avait un commissaire au plan, avec un plan sur 4 ou 5 ans. Nous avions une vision, et les projets étaient préalablement définis. Quid de cela ? Nous sommes plus dans une navigation à vue, avec ou sans pilote, ou avec trop de pilotes, donc sans prise de décision (on le constate pour la Grèce). Etant avant tout un terrien, je reviens souvent aux valeurs et aux patrimoines qui ont fait la richesse de la France. L’agriculture fait partie de
ses richesses, et cela devrait déjà sécuriser les français. Quoiqu’il arrive, nous devrions toujours avoir de quoi manger, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Mais voilà, nos campagnes se désertifient, et il ne reste que 500 000 exploitations en France. Quand les agriculteurs représentaient un poids électoral non négligeable, ceux-ci étaient choyés, cajolés, et caressés dans le sens du poil. Mais 500 000 familles, quel candidat va s’y intéresser ? Quel candidat va proposer un repeuplement de nos campagnes où les classes sont loin d’être surpeuplées, contrairement aux classes citadines. 8000 €, c’est le prix du m² à PARIS. Mais pourquoi habiter PARIS ? Dans les campagnes, la qualité de vie est bien meilleure, vous trouvez des bons produits à la ferme ou à l’épicerie du village, et en maintenant la vie dans un village, vous maintenez en vie l’agriculture. Est-ce que cela pourrait être un projet d’avenir pour la France, est-ce que le fait de retrouver nos fondamentaux susciterait l’envie aux français de réagir plutôt que de suivre l’indignation générale ? A force de se plaindre, et d’entendre à longueur de journée qu’il est normal et justifié de se plaindre, nous avons perdu l’envie d’être motivé, d’être créatif, d’être indépendant. Il est temps justement de réagir.


Benoit ESCOFFIER

lundi 5 septembre 2011

Point de vue sur la gastronomie française


La période estivale a permis à un grand nombre de touristes de découvrir la gastronomie régionale sur leur lieu de villégiature. S’il est vrai que celle-ci se place au top niveau des gastronomies mondiales, il est sans doute salutaire de temps à autre de la repositionner par rapport à des fondamentaux qui ont donné à notre gastronomie ses lettres de noblesse. Il n’est pas si loin le temps de la cuisine de nos grand-mères, dont les plus célèbres se retrouvent en photos dans les plus grands restaurants étoilés. Il n’est pas loin le temps où la mère Brazier formait dans son restaurant des jeunes apprentis comme Bocuse. Tous les grands chefs actuels parlent de cette époque avec des trémolos dans la voix. Mais à cette époque là et pas si lointaine, la cuisine industrielle livrée par camion chez les restaurateurs, même les plus grands, n’existait pas.
Eugénie Brazier Quand la mère Brazier découpait un poulet, elle savait d’où il venait, et certainement pas d’un sachet sous vide. Alors, les grands cuisiniers de ce monde peuvent se faire tirer le portrait avec un panier rempli de légumes du jardin, ou arpentant les allées d’un marché de producteurs, la réalité n’est pas toujours en correspondance avec la fiction.
C’est un jugement sans doute sévère, mais constatons que la restauration s’éloigne, par facilité et gestion des coûts de production, des produits du terroir. Cependant, il reste toutefois des restaurateurs inconditionnels de la cuisine d’autrefois qui a fait la réputation de la gastronomie française. Des produits locaux, de saisons, cuisinés au restaurant. De la viande de producteurs locaux que l’on connait, de la pâtisserie faite maison.
Cela parait simple et évident, mais l’on s’en est éloigné pour laisser la place à des produits industriels prêts à l’emploi, permettant ainsi à quiconque de tenir un restaurant. C’est sans doute pour cela également qu’il y a autant de dépôts de bilan dans cette profession.
Alors, si vous voulez déguster une bonne omelette aux cèpes, un bon magret et un excellent fraisier, faites un détour par le petit village de Sainte Orse à l'ouest de Terrasson dans le Périgord noir, réservez une table dans l’unique restaurant du village, et vous comprendrez ce que cuisine traditionnelle veut dire, où tout est fait maison par un cuisinier formé par Ducasse, Troisgros, et sa grand-mère toujours là pour lui donner un coup de main. Retournons aux valeurs qui ont su donner à notre gastronomie ses heures de gloire, avant qu’il ne soit trop tard, car bientôt, il ne restera dans ce beau pays qu’est la France, que fastfood et surgelés.

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr


HOTEL DE FRANCE
24210 SAINTE ORSE
TEL 05 53 05 24 22 

lundi 4 juillet 2011

Vinomedia.tv prend ses marques

Depuis l’existence d’internet, nous assistons à une profusion de sites internet, de blogs, de web.tv, de lettres d’information en tout genre. Cela va de paire avec la simplification d’utilisation des outils de communication comme les appareils photos ou vidéos aux millions de pixels, mais également avec la chute des prix de ces derniers. Est photographe ou grand reporter qui veut, dans cette jungle de la libre expression.

Et nous pouvons dire que nous avons également suivi cette tendance, mais dans un but plus avouable qu’est le développement des filières viticoles, gastronomiques et touristiques. En fait, nous avons mis nos moyens de communication au service de ces trois domaines d’activité pour la diffusion de l’information ciblée, et nous pouvons affirmer que cet axe de développement est intéressant.

Vinomedia.TV
Pour cela, nous avons créé vinomedia.TV, chaîne thématique sur le web, dédiée au vin, à la gastronomie et au tourisme, plus précisément à l’oenotourisme, secteur très tendance actuellement, que nous mettons en avant depuis plus de 5 ans.
Voilà un an maintenant que cette web-tv est implantée, et son visitorat ne cesse de progresser d’une manière exponentielle, notamment depuis notre changement de plate forme d’hébergement.

Ainsi, notre pôle média prend de l’ampleur avec trois lettres d’information : la lettre vinomedia, la lettre Vignobles et tourisme, la lettre Périgord Force 24, une web-Tv dédiée vin, gastronomie et tourisme, mais également plusieurs réseaux sociaux diffusant tout type d’information. Tous ces médias sont à la disposition des professionnels désireux de développer leur communication, mais également des amateurs des plaisirs de la table souhaitant faire des découvertes intéressantes en sortant des sentiers battus.
Consommez Vinomedia sans modération.

Benoit Escoffier

bescoffier@vinomedia.fr
www.vinomedia.fr

mardi 28 juin 2011

Vinexpo à la sauce aigre douce

Comme tous les deux ans à Bordeaux, Le parc des expositions fait salle comble en exposants et visiteurs, et pendant 5 jours, le vin est à la fête en intérieur comme en extérieur. Nous devenons l’espace d’un instant, les témoins d’une osmose entre producteurs et acheteurs venus du monde entier. Cette année, les asiatiques sont venus en force, et pratiquement un visiteur étranger sur deux venait d’Asie. Ce que l’on ne peut pas mesurer pour l’instant, c’est le vrai motif de leur visite.

Nous savons par expérience que Chinois ou Japonais sont amateurs de grands vins, aux noms plus prestigieux les uns que les autres, et ils se pressaient sur les stands de ces fabuleuses maisons de vins et champagnes. Mais cette clientèle recherche également des vins à petits prix, et pour cette gamme, les 900 exposants étrangers venus à VINEXPO sont certainement mieux placés que les producteurs Français de moyenne gamme. On pouvait entendre ci et là des demandes frisant le ridicule, que seuls des pays avec une réglementation plus favorable, ainsi que des coûts de production plus faibles peuvent honorer. Il faut effectivement s’orienter aussi vers les pays émergents, mais l’erreur serait d’ignorer les pays qui ont fait la fortune des vins français, comme la Grande-Bretagne, la Belgique ou les Etats-Unis. Dans tous ces pays, les vins Français reculent au profit des vins de nos voisins ou des pays du nouveau monde. Certes, notre ministre de l’agriculture, lors de l’inauguration, a exhorté à exporter, mais sans apporter de mesure concrète pour cela.

Pierre Lellouche - So French, So Good
Vidéo de la Conférence de Presse "So French, So Good" par Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au commerce extérieur
Ce n’est pas parce que la France s’est dotée d’une marque : So French, So Good, que l’unité dans la filière viticole est acquise, condition indispensable pour que nous retrouvions nos places perdues, malgré les excédents commerciaux dégagés par les ventes de vins.
Alors, bravo si les Chinois sont venus en force cette année, mais Vinexpo étant un salon international, je ne pense pas qu’ils soient venus que pour nous, loin de là !

Benoit Escoffier

bescoffier@vinomedia.fr
www.vinomedia.fr

lundi 20 juin 2011

Produisons Français, Achetons Français !

Gastronomie et Vin
Gastronomie et Vin de France
Décidément, notre France économique marche sur la tête. Il n’y a pas si longtemps, j’émettais quelques observations quant aux aberrations en matière de production agricole.
En effet, non seulement nous avons supprimé certaines productions, mais nous les achetons maintenant à l’extérieur sous couvert de la mondialisation et du grand marché économique mondial, avec la bénédiction des technocrates de Bruxelles qui ne sont pas allés souvent au contact des agriculteurs européens pour pondre toutes ces mesures abracadabrantesques (c’est un mot à la mode en ce moment !).

Nous pourrions penser que ce phénomène est purement français. Que nenni ! J’ai pu constater un copier-coller en Hongrie où bon nombre d’agriculteurs se plaint de l’Europe pour les mêmes raisons. On ne produit plus Hongrois, on achète étranger jusqu’à faire venir des volailles de Chine, comme si l’élevage de ces braves gallinacés était sujet aux conditions climatiques et au terroir, pour ne pas pouvoir le faire sur place.

Tous les domaines sont concernés par cette situation contre nature et destructrice. Comment se fait-il que l’on soit obligé de convoquer le patron d’Air France pour lui signaler qu’il serait intéressant qu’il passe commande des 100 avions à Airbus plutôt qu’à Boeing ! Cela devrait être naturel. Cela ne l’a pas été pour la commande de trains passée à l’étranger plutôt qu’à Alstom. Des usines Peugeot vont fermer en France ? Pas du tout, du moins pour l’instant. Mais comme la situation économique est instable, cela laissera toujours une porte de sortie et une bonne raison d’appliquer des mesures drastiques. Que ce soit dans la filière industrielle comme dans la filière agricole, il est temps de retrouver nos racines et ne plus faire n’importe quoi sous couvert de l’Europe et de la mondialisation incontournable.

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr
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