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lundi 4 juillet 2011

Vinomedia.tv prend ses marques

Depuis l’existence d’internet, nous assistons à une profusion de sites internet, de blogs, de web.tv, de lettres d’information en tout genre. Cela va de paire avec la simplification d’utilisation des outils de communication comme les appareils photos ou vidéos aux millions de pixels, mais également avec la chute des prix de ces derniers. Est photographe ou grand reporter qui veut, dans cette jungle de la libre expression.

Et nous pouvons dire que nous avons également suivi cette tendance, mais dans un but plus avouable qu’est le développement des filières viticoles, gastronomiques et touristiques. En fait, nous avons mis nos moyens de communication au service de ces trois domaines d’activité pour la diffusion de l’information ciblée, et nous pouvons affirmer que cet axe de développement est intéressant.

Vinomedia.TV
Pour cela, nous avons créé vinomedia.TV, chaîne thématique sur le web, dédiée au vin, à la gastronomie et au tourisme, plus précisément à l’oenotourisme, secteur très tendance actuellement, que nous mettons en avant depuis plus de 5 ans.
Voilà un an maintenant que cette web-tv est implantée, et son visitorat ne cesse de progresser d’une manière exponentielle, notamment depuis notre changement de plate forme d’hébergement.

Ainsi, notre pôle média prend de l’ampleur avec trois lettres d’information : la lettre vinomedia, la lettre Vignobles et tourisme, la lettre Périgord Force 24, une web-Tv dédiée vin, gastronomie et tourisme, mais également plusieurs réseaux sociaux diffusant tout type d’information. Tous ces médias sont à la disposition des professionnels désireux de développer leur communication, mais également des amateurs des plaisirs de la table souhaitant faire des découvertes intéressantes en sortant des sentiers battus.
Consommez Vinomedia sans modération.

Benoit Escoffier

bescoffier@vinomedia.fr
www.vinomedia.fr

mardi 28 juin 2011

Vinexpo à la sauce aigre douce

Comme tous les deux ans à Bordeaux, Le parc des expositions fait salle comble en exposants et visiteurs, et pendant 5 jours, le vin est à la fête en intérieur comme en extérieur. Nous devenons l’espace d’un instant, les témoins d’une osmose entre producteurs et acheteurs venus du monde entier. Cette année, les asiatiques sont venus en force, et pratiquement un visiteur étranger sur deux venait d’Asie. Ce que l’on ne peut pas mesurer pour l’instant, c’est le vrai motif de leur visite.

Nous savons par expérience que Chinois ou Japonais sont amateurs de grands vins, aux noms plus prestigieux les uns que les autres, et ils se pressaient sur les stands de ces fabuleuses maisons de vins et champagnes. Mais cette clientèle recherche également des vins à petits prix, et pour cette gamme, les 900 exposants étrangers venus à VINEXPO sont certainement mieux placés que les producteurs Français de moyenne gamme. On pouvait entendre ci et là des demandes frisant le ridicule, que seuls des pays avec une réglementation plus favorable, ainsi que des coûts de production plus faibles peuvent honorer. Il faut effectivement s’orienter aussi vers les pays émergents, mais l’erreur serait d’ignorer les pays qui ont fait la fortune des vins français, comme la Grande-Bretagne, la Belgique ou les Etats-Unis. Dans tous ces pays, les vins Français reculent au profit des vins de nos voisins ou des pays du nouveau monde. Certes, notre ministre de l’agriculture, lors de l’inauguration, a exhorté à exporter, mais sans apporter de mesure concrète pour cela.

Pierre Lellouche - So French, So Good
Vidéo de la Conférence de Presse "So French, So Good" par Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au commerce extérieur
Ce n’est pas parce que la France s’est dotée d’une marque : So French, So Good, que l’unité dans la filière viticole est acquise, condition indispensable pour que nous retrouvions nos places perdues, malgré les excédents commerciaux dégagés par les ventes de vins.
Alors, bravo si les Chinois sont venus en force cette année, mais Vinexpo étant un salon international, je ne pense pas qu’ils soient venus que pour nous, loin de là !

Benoit Escoffier

bescoffier@vinomedia.fr
www.vinomedia.fr

lundi 20 juin 2011

Produisons Français, Achetons Français !

Gastronomie et Vin
Gastronomie et Vin de France
Décidément, notre France économique marche sur la tête. Il n’y a pas si longtemps, j’émettais quelques observations quant aux aberrations en matière de production agricole.
En effet, non seulement nous avons supprimé certaines productions, mais nous les achetons maintenant à l’extérieur sous couvert de la mondialisation et du grand marché économique mondial, avec la bénédiction des technocrates de Bruxelles qui ne sont pas allés souvent au contact des agriculteurs européens pour pondre toutes ces mesures abracadabrantesques (c’est un mot à la mode en ce moment !).

Nous pourrions penser que ce phénomène est purement français. Que nenni ! J’ai pu constater un copier-coller en Hongrie où bon nombre d’agriculteurs se plaint de l’Europe pour les mêmes raisons. On ne produit plus Hongrois, on achète étranger jusqu’à faire venir des volailles de Chine, comme si l’élevage de ces braves gallinacés était sujet aux conditions climatiques et au terroir, pour ne pas pouvoir le faire sur place.

Tous les domaines sont concernés par cette situation contre nature et destructrice. Comment se fait-il que l’on soit obligé de convoquer le patron d’Air France pour lui signaler qu’il serait intéressant qu’il passe commande des 100 avions à Airbus plutôt qu’à Boeing ! Cela devrait être naturel. Cela ne l’a pas été pour la commande de trains passée à l’étranger plutôt qu’à Alstom. Des usines Peugeot vont fermer en France ? Pas du tout, du moins pour l’instant. Mais comme la situation économique est instable, cela laissera toujours une porte de sortie et une bonne raison d’appliquer des mesures drastiques. Que ce soit dans la filière industrielle comme dans la filière agricole, il est temps de retrouver nos racines et ne plus faire n’importe quoi sous couvert de l’Europe et de la mondialisation incontournable.

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr
www.vinomedia.fr

mercredi 15 juin 2011

Quand la Chine du vin s'éveillera...

Il y a une trentaine d’année, alors que nos vins Français étaient de qualité tout à fait moyenne, nous étions fiers d’annoncer que nous produisions les meilleurs vins du monde. Cela nous a d’ailleurs autorisés à limiter les actions commerciales à l’étranger puisque le meilleur vin du monde se vend tout seul. Mais c’était sans compter sur les autres pays producteurs, notamment ceux du nouveau monde. Comme nous avons pu critiquer les vins californiens, avant que ces vins nous fassent plus que de l’ombre même en Europe. Cela a eu au moins le mérite de nous faire prendre conscience que les vins étrangers n’avaient rien à envier aux vins français (surtout si nos braves œnologues participaient activement à leur montée en puissance).
Visiteurs asiatiques
C’est maintenant au tour de la Chine de pointer le bout de son nez, et cela n’inquiète pas plus que cela. Bien sûr, les conditions climatiques ne sont pas très favorables à la production de vins de qualité exceptionnelle, et les chinois sont les premiers à le reconnaître.
Mais est-ce que les habitants de notre planète ne consomment que des vins de qualité supérieure ?

C’est maintenant au tour de la Chine de pointer le bout de son nez, et cela n’inquiète pas plus que cela. Bien sûr, les conditions climatiques ne sont pas très favorables à la production de vins de qualité exceptionnelle, et les chinois sont les premiers à le reconnaître. Mais est-ce que les habitants de notre planète ne consomment que des vins de qualité supérieure ?

La consommation augmente au niveau mondial (pas uniquement parce que l’on boit pour oublier…que l’on boit), mais parce que la population croît de manière exponentielle. Alors, quand Bruxelles prône une politique d’arrachage des vignes en Europe, la Chine plante, et c’est nous qui allons être « plantés » si je peux me permettre cette expression ! Et la Chine est aidée en cela par nos œnologues qui sauront faire ce qu’il faut pour que ce grand pays devienne également une puissance viticole. L’histoire se répète donc, mais nous avons le temps de voir. Cela nous permettra de mettre la responsabilité de nos échecs commerciaux sur le dos de la concurrence déloyale.

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr

lundi 30 mai 2011

Panneaux or not Panneaux


Le retrait des panneaux signalant les radars fait couler beaucoup d’encre et de salive, mais cet évènement aura au moins eu le mérite de créer une commission à l’assemblée nationale pour enquêter sur les vrais chiffres des accidents de la route. En général, quand les pouvoirs publics restent très vagues sur certains chiffres, c’est que cela cache quelque chose d’autre. Si on laisse agir la commission comme il se doit, cela permettra de connaître la répartition des morts sur la route, jeunes et moins jeunes, français ou étrangers (non, ce n’est pas du racisme, mais il faut reconnaître que les Allemands roulent plus vite en France que les autochtones du fait de leur propre réglementation intérieure), alcool ou pas alcool, drogue ou pas drogue, ville, campagne ou autoroute…

Si j’écoute les commentaires en faveur de la présence des panneaux en amont des radars, il en ressort qu’il faut les conserver à titre préventif. Maintenant, les pouvoirs publics veulent les enlever, non pour faire plus d’argent (c’est ce qui est dit), mais pour rendre les automobilistes plus respectueux des limitations de vitesse. D’où cet affrontement entre deux positions opposées, mais dont l’unique but est la préservation des vies humaines.

Pour mettre tout le monde d’accord, j’opterais pour une troisième solution, à savoir mettre encore plus de panneaux, mais sans radars supplémentaires. Comme cela, on n’enlève pas les panneaux (la moitié des français est satisfaite), et les automobilistes sont dans l’obligation de respecter les limitations (l’autre moitié est également satisfaite).
Faux policier
Cela paraît stupide, mais le plus faible taux de morts sur les routes est détenu par la Grande Bretagne, qui n’hésite pas à mettre des leurres au bord des routes (fausse voiture de police, faux policier…), alors pourquoi pas nous ?
De toute façon, il faut arrêter de diaboliser le vin et les producteurs de vin, soi-disant cause première de la mortalité sur les routes, et l’enquête, si elle va à son terme, nous montrera les causes réelles des accidents. Mais avant cela, tous les moyens sont bons pour diminuer le nombre de morts ou de blessés, et il vaut mieux l’accepter.

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr
http://www.vinomedia.fr/

mardi 10 mai 2011

Boire ou conduire


Je ne pensais pas que dans la semaine de la parution de mon dernier édito au sujet de l’alcool au volant, les pouvoirs publics enclencheraient la discussion autour du taux d’alcool autorisé pour les jeunes de 18 à 25 ans prenant le volant. On peut toujours baisser ce taux comme il est prévu en le mettant à 0,2 g, est-ce que cela changera quelque chose ? Quels sont les vrais chiffres de la délinquance routière ?

Papposilenus
Je ne conteste pas ceux qui nous sont fournis mais ils sont incomplets et orientés .Je poserai une question simple : Quel est le taux d’alcoolémie moyen des jeunes conduisant en état d’ivresse ? Si effectivement, la réponse est 0,5g, le fait de baisser à 0,2g peut avoir son efficacité. Mais je pencherai plutôt pour un taux proche des 1g, voire plus. En conséquence, baisser une nouvelle fois le taux, surtout d’une manière sélective, ne changera pas le problème.
En revanche, il est stupéfiant de constater que dès que la police est de retour sur les routes, le nombre d’accident baisse de façon conséquente ! Je ne suis pas pour une présence policière renforcée, mais il faut savoir ce que l’on veut, et de voir ces jeunes en coma éthylique renforce l’idée qu’il faut agir de façon draconienne sur la consommation d’alcool.

Cette idée a de bons côtés, mais aussi des côtés pervers car le vin fait partie des produits alcoolisés, et ces campagnes successives (2 en 2 mois) contre la consommation d’alcool pour les quadras puis pour les jeunes, met en péril la filière viticole. Ce n’est pas bon, ce n’est pas sain, et ce n’est pas souhaitable. Il y a certainement des moyens plus simples d’arriver au résultat que l’on s’est fixé, mais le veut-on vraiment ? A moins que le résultat fixé soit de vivre sainement dans un monde sain et aseptisé !

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr
http://www.vinomedia.fr/

mardi 19 avril 2011

Et si on changeait nos habitudes de consommation ?

 
Ce n’est un mystère pour personne, la crise économique et financière commencée en 2008 (pour ceux qui vivaient encore bien car pour un quart de la population française, la crise a commencé bien avant !), s’est installée dans notre pays d’une manière durable, mais espérons-le, non définitive. L’essence est à 1,50 € et on nous annonce déjà 2 € pour nous habituer à l’idée. Le prix des matières premières augmente, augmentation immédiatement répercutée avec un coefficient multiplicateur au consommateur. Les loyers augmentent, le téléphone augmente…

En France, on a la fâcheuse habitude d’indexer les prix ou les taxes sur le montant de l’inflation. Si l’inflation est de 2%, les prix par la suite montent de 2%, ce qui donnera une inflation future de 2%. On ne peut donc pas s’en sortir. J’exagère un peu quand je dis que tout augmente : les salaires (sauf pour les patrons du CAC 40), n’augmentent pas.
Non, je ne vire pas ma cuti, si tant est que l’on connaisse mes opinions, mais je constate que si les salaires n’augmentent pas autant que la hausse des prix, il y a un problème qui ne peut être résolu que par l’épreuve de force ou le changement des habitudes de consommation. Si les prix sont élevés en grandes surfaces pour les fruits et légumes (5 par jour), les producteurs que l’on retrouve sur les marchés n’attendent que vous.Si l’essence est chère, ne peut-on pas baisser notre consommation comme nous l’avons fait il y a peu ? Avons-nous besoin d’envoyer des millions de sms ou de téléphoner uniquement pour savoir comment ça va (le budget téléphone par famille est de quel montant par mois ? 150, 200 € ?)
Vente directe
Donnons la préférence à l’achat direct au producteur en éliminant les intermédiaires, et que les producteurs se structurent, se regroupent pour créer des boutiques terroirs au cœur des villes.
Tout ce que l’on trouve à la campagne peut se trouver également en ville si l’idée fait son chemin, et que les principaux intervenants (les producteurs) se donnent la peine d’aller vers le consommateur.

La remise en question doit être du côté du consommateur, mais aussi du producteur, et il est bien loin le temps ou tout était facile au niveau de la vente. La filière laitière est en crise parce que le producteur de lait n’a jamais eu à vendre son lait : on venait lui acheter. Idem pour le vin avec le système de négoce, idem avec les céréales et leur cotation boursière, idem avec la viande. Mais si les producteurs se regroupent pour apporter une plus-value à leurs produits, et viennent directement au contact des consommateurs, nos habitudes changeront, et je ne pense pas que cela soit insurmontable.

Question : Pourquoi le salon de l’agriculture a-t-il autant de succès auprès des Français ?

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr

http://www.vinomedia.fr/

lundi 11 avril 2011

Se faire rouler dans la farine


Ce n’est un mystère pour  personne, les prix de certains produits alimentaires de première nécessité comme les pâtes vont augmenter de 10 à 20 %. Soit, la matière première a augmenté, ce qui implique une hausse des prix dans les rayons. Sachant que la matière première dans un produit fini équivaut à environ 5% du prix final, cela veut dire que la matière première a augmenté entre 200 et 400 %. Je ne suis pas l’évolution des prix chaque jour, mais cela me parait beaucoup !
Cela me rappelle également une discussion pleine de bon sens entre un représentant agricole et Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture. Une proposition simple a été faite lors du grand journal de Canal Plus : indiquer sur chaque produit vendu en grande surface et fourni par la profession agricole, le prix d’achat à l’agriculteur en même temps que le prix de vente. Ainsi, le consommateur pourrait être réellement informé sur la politique de prix mise en place chez tel ou tel distributeur. Depuis des années, les agriculteurs se plaignent d’être pressurés par la grande distribution, la grande distribution se plaint de voir ses marges se réduire… Qui a raison, qui a tort ?
Exposant gastronomie salon Vinomedia
Indiquer le prix d’achat du kilo de poires à l’agriculteur (0,17c le kilo) et le prix de vente final (environ 2,50 €), permettrait immédiatement un réajustement des prix pour éviter une révolution alimentaire !
Pour mieux comprendre le malaise de la profession agricole, je fais juste une comparaison : Imaginez un seul instant qu’il soit demandé à un salarié de payer pour travailler ! C’est ce qui se passe avec le producteur de poire dont les coûts de production avoisinent 0,35c pour un prix d’achat de 0,17c. C’est le cas aussi pour le lait et bien d’autres produits fermiers.


A propos, nous a-t-on justifié la hausse de 10 à 20% des denrées alimentaires ?


Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr

lundi 4 avril 2011

La folie gagne du chemin


Il est un exercice difficile au demeurant, c’est de coller à l’actualité tout en conservant un lien acceptable avec son domaine d’activité, à savoir et en ce qui me concerne, le vin, la gastronomie et le tourisme. Le grand débat sur la laïcité est lancé, et l’on ne voit pas très bien pourquoi ce débat a lieu maintenant, si ce n’est pour nous polluer nos esprits, et nous détourner des problèmes beaucoup plus importants que nos hommes de pouvoirs n’arrivent pas à résoudre.

Si nous faisons un simple retour en arrière de 3 petits mois, ceux qui nous entourent n’ont pas eu le temps de lancer de grands débats nationaux. Les Tunisiens, les Égyptiens ont eu le temps de faire leur révolution, les Libyens continuent la leur comme au Yémen ou en Syrie, les japonais font face d’une manière digne à une catastrophe gigantesque, et nous, nous posons le débat sur la laïcité, car on ne sait plus trop comment faire pour gagner des élections.
Domaine Semper exposant
Quel rapport avec le vin ? Aucun. Mais je me souviens d’un temps pas si lointain, ou les discussions de comptoirs avaient lieu autour d’un verre dans le bistrot du quartier où l’on pouvait fumer sans que l’on soit considéré comme un pestiféré.
Ces bistrots de quartier ou de village créaient le lien qui nous manque aujourd’hui, et on ne se posait pas toutes ses questions qui n’ont que l’importance que l’on veut bien leur donner.

Il y avait une convivialité, une solidarité qui n’existent plus dans notre pays aseptisé ! Ne plus boire, ne plus fumer, ne plus manger, et nous nous attaquons maintenant au plus vieux métier du monde en voulant verbaliser les clients ! Dernièrement, en discussion privée avec un ancien ministre de droite, j’appréciais ses commentaires sur le sujet : Il y a au gouvernement des ayatollahs !

Et si le changement, c’était un retour en arrière ?

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr
http://www.vinomedia.fr/

lundi 28 mars 2011

Beaujolais, un nom difficile à porter

S’il y a une région viticole qui en a vu de toutes les couleurs, c’est bien la région Beaujolais. Il est vrai qu’avec le Beaujolais nouveau, les journalistes peu scrupuleux s’en donnent à cœur joie pour généraliser les critiques et jeter l’opprobre sur toute une région qui a du mal à s’en remettre.

Comment faire pour améliorer son image quand on a un vin de qualité aléatoire associé à une région, et qui permet à grand nombre de viticulteurs de générer de la trésorerie rapide, mais également 10 crus exceptionnels comme les Brouilly, St amour, Chiroubles, Morgon ou d’autres, dont le manque de visibilité est plus que flagrant.
 
Il suffit de parcourir les allées des salons de vins pour s’apercevoir que les Vignerons Beaujolais cachent leur région, et préfèrent parler de leurs crus en évitant d’aborder de façon précise la localisation régionale. L’interprofession du Beaujolais devrait réfléchir à ce point, et à l’avenir de la région. Mais aura-t-elle le temps nécessaire pour cela, et surtout la volonté ?

En dix ans, la qualité des vins du Beaujolais s’est améliorée de façon significative et les crus ont atteint un niveau qui leur permet de ne rien avoir à envier aux vins des autres régions. Mais en même temps, un tiers des vignerons a disparu. La région serait-elle maudite ?
C’est peut-être pour cela que certains producteurs préfèrent parler de Bourgogne que de Beaujolais en indiquant la localisation de leurs vins. De toute façon, La Bourgogne étant trop petite, et le coût de l’hectare élevé, La région Beaujolais pourrait bien être un jour intégrée dans la région Bourgogne !
 
Benoit Escoffier

mardi 15 février 2011

Tempête sous un crâne

Certains lecteurs de la Lettre Vinomedia me déconseillent de temps à autres de formuler mon point de vue sur la politique actuelle, sur la crise sociale, ou sur tout autre sujet n’ayant pas au moins un point commun avec le vin ou la gastronomie. Mais ce qui se passe actuellement en Tunisie ou en Egypte, je veux dire les voyages en avion de certains membres du gouvernement, me laisse perplexe, surtout que ces deux pays font partie des destinations préférées des Français lorsqu’ils partent à l’étranger. J’avoue que je suis allé en Tunisie pour Noël et que personne n’en a parlé ?

Il y a 15 jours, j’évoquais le développement futur de Vinomedia en Chine, mais j’en avais oublié le non respect des droits de l’homme dans ce pays. Alors, faut-il y aller ? Tout les Français, hommes politiques compris et de tout bord, qui se sont retrouvés à l’exposition universelle de Shanghai ou aux Jeux Olympiques avaient-ils ou non raison d’y aller ? Si nous décidons de boycotter tout pays ne respectant pas les droits de l’homme, ou ayant un dictateur à sa tête, nous allons rester chez nous. Et encore ! La France n’est-elle pas épinglée également sur le respect de droits de l’homme.

Il y a une semaine, j’évoquais la pensée unique du vivre sain, de manger 5 fruits et légumes par jour, de ne pas boire d’alcool ou de vin. Maintenant, un éminent conseiller veut interdire purement et simplement la cigarette.
La dictature, c’est la privation de certaines libertés individuelles. Il y a les dictatures officielles et celles plus officieuses. Heureusement que pour la défense des terroirs de France et du patrimoine immatériel, nous sommes de plus en plus nombreux à défendre ce que nous considérons comme partie intégrante des valeurs de notre pays.

Mangeons enfants de la patrie !

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr
http://www.vinomedia.fr/

lundi 7 février 2011

Le vin, c’est bon ou ce n’est pas bon pour la santé ?

Il fût un temps pas si éloigné de nous ou quand on parlait du vin, ou d’un vin, on pouvait s’exprimer librement, et la discussion était toujours amicale, conviviale même si elle était parfois animée. Mais c’était sans compter sur une recrudescence des bien-pensants, animés par une animosité contre tout ce qui peut être assimilé à un certain art de vivre. Boire du vin= mort, accident de la route,… Manger= grossir, régime… D’ici qu’un mauvais coucheur démontre que le fait d’avoir des rapports sexuels fréquents diminue l’espérance de vie, le créneau d’avenir sera la construction de monastères pour loger tous les dépressifs.

Non, ce n’est pas un coup de gueule comme il y en a tant, c’est juste un point de vue de quelqu’un qui regrette que le martellement intensif de certains messages sans doute justifiés à l’encontre du vin ou des produits gastronomiques nous ait enfermés dans un carcan de la pensée unique. C’est également dommage que certains technocrates aient jeté l’opprobre sur le vin, tout en laissant une voie royale au Médiator, et à plus d’une centaine de médicaments nocifs, mais juteux !

Je n’appelle pas à la rébellion. Mais ce qui se passe en Tunisie ou en Egypte devrait nous faire réfléchir, et nous montrer que nous ne sommes pas obligés de céder sur tout, et de tout accepter au nom de la morale ou de la santé publique. Je lève donc mon verre en l’honneur de tous ces vignerons et ces cuisiniers qui défendent la tradition Française, et valorisent notre patrimoine culturel.

Benoit Escoffier

lundi 31 janvier 2011

Allons en Chine avant que la Chine vienne en France


Exporter son vin en Chine devient la préoccupation de bon nombre de vignerons de France. Mais cela n’est pas chose aisée quand on ne parle pas la langue, quand on ne connait pas les formalités à l’exportation, ou que l’on ne connait pas le marché chinois.
Alors que tout cela devient plus facile quand on est moins seul. Démarcher est une chose, livrer en est une autre et remplir un container peut prendre du temps.

A la demande de certains producteurs, Vinomedia a été missionnée pour créer une structure commune rassemblant une vingtaine de producteurs dans le but de mutualiser les moyens financiers et de communication afin d’implanter un bureau commercial au sein de l'empire du milieu. Ce groupe, de conception homogène, solidaire et complémentaire, est sur le point de naître et vous pouvez le rejoindre si votre envie d’aventure est à la hauteur de votre désir de voir vos produits reconnus et appréciés par la clientèle chinoise.

Formulaire de contact pour recevoir plus d'infos

Benoit Escoffier

bescoffier@vinomedia.fr

mercredi 8 décembre 2010

L’Œnotourisme a-t-il vécu ?

En 2009, deux ministères se sont associés pour créer le Conseil Supérieur de l’Œnotourisme. Je devrais plutôt dire deux ministres conscients des énormes débouchés en matière de tourisme viticole. Mrs BARNIER et NOVELLI, en collaboration avec Paul DUBRULE, fondateur du groupe ACCOR, ont été les initiateurs d’un développement possible pour la filière viticole, tout comme VINOMEDIA, créateur du 1er Salon International de l’Œnotourisme en 2009.




Mais voilà, Mrs BARNIER et NOVELLI ne sont plus au gouvernement, et à part la création d’un label que personne ne connait, l’Œnotourisme n’est plus au goût du jour dans les ministères concernés. Allons-nous laisser tous ces efforts accomplis sans suite ?



Etant habitués à relever les défis, nous allons dynamiser ce secteur en créant, au sein de nos salons des vins, des vitrines œnotouristiques, nous allons créer un guide national qui sera remis à nos visiteurs et qui référencera toutes les initiatives en matière de tourisme viticole, et nous aiderons chacun à mettre en place son projet.
Ce domaine est l’avenir pour la filière, et correspond à une attente. On le voit avec le développement des cours de cuisines ou des émissions culinaires à la télévision, pourquoi pas la même chose avec le vin et la vigne !

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr

http://www.vinomedia.fr/