lundi 4 juillet 2011

Vinomedia.tv prend ses marques

Depuis l’existence d’internet, nous assistons à une profusion de sites internet, de blogs, de web.tv, de lettres d’information en tout genre. Cela va de paire avec la simplification d’utilisation des outils de communication comme les appareils photos ou vidéos aux millions de pixels, mais également avec la chute des prix de ces derniers. Est photographe ou grand reporter qui veut, dans cette jungle de la libre expression.

Et nous pouvons dire que nous avons également suivi cette tendance, mais dans un but plus avouable qu’est le développement des filières viticoles, gastronomiques et touristiques. En fait, nous avons mis nos moyens de communication au service de ces trois domaines d’activité pour la diffusion de l’information ciblée, et nous pouvons affirmer que cet axe de développement est intéressant.

Vinomedia.TV
Pour cela, nous avons créé vinomedia.TV, chaîne thématique sur le web, dédiée au vin, à la gastronomie et au tourisme, plus précisément à l’oenotourisme, secteur très tendance actuellement, que nous mettons en avant depuis plus de 5 ans.
Voilà un an maintenant que cette web-tv est implantée, et son visitorat ne cesse de progresser d’une manière exponentielle, notamment depuis notre changement de plate forme d’hébergement.

Ainsi, notre pôle média prend de l’ampleur avec trois lettres d’information : la lettre vinomedia, la lettre Vignobles et tourisme, la lettre Périgord Force 24, une web-Tv dédiée vin, gastronomie et tourisme, mais également plusieurs réseaux sociaux diffusant tout type d’information. Tous ces médias sont à la disposition des professionnels désireux de développer leur communication, mais également des amateurs des plaisirs de la table souhaitant faire des découvertes intéressantes en sortant des sentiers battus.
Consommez Vinomedia sans modération.

Benoit Escoffier

bescoffier@vinomedia.fr
www.vinomedia.fr

mardi 28 juin 2011

Vinexpo à la sauce aigre douce

Comme tous les deux ans à Bordeaux, Le parc des expositions fait salle comble en exposants et visiteurs, et pendant 5 jours, le vin est à la fête en intérieur comme en extérieur. Nous devenons l’espace d’un instant, les témoins d’une osmose entre producteurs et acheteurs venus du monde entier. Cette année, les asiatiques sont venus en force, et pratiquement un visiteur étranger sur deux venait d’Asie. Ce que l’on ne peut pas mesurer pour l’instant, c’est le vrai motif de leur visite.

Nous savons par expérience que Chinois ou Japonais sont amateurs de grands vins, aux noms plus prestigieux les uns que les autres, et ils se pressaient sur les stands de ces fabuleuses maisons de vins et champagnes. Mais cette clientèle recherche également des vins à petits prix, et pour cette gamme, les 900 exposants étrangers venus à VINEXPO sont certainement mieux placés que les producteurs Français de moyenne gamme. On pouvait entendre ci et là des demandes frisant le ridicule, que seuls des pays avec une réglementation plus favorable, ainsi que des coûts de production plus faibles peuvent honorer. Il faut effectivement s’orienter aussi vers les pays émergents, mais l’erreur serait d’ignorer les pays qui ont fait la fortune des vins français, comme la Grande-Bretagne, la Belgique ou les Etats-Unis. Dans tous ces pays, les vins Français reculent au profit des vins de nos voisins ou des pays du nouveau monde. Certes, notre ministre de l’agriculture, lors de l’inauguration, a exhorté à exporter, mais sans apporter de mesure concrète pour cela.

Pierre Lellouche - So French, So Good
Vidéo de la Conférence de Presse "So French, So Good" par Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au commerce extérieur
Ce n’est pas parce que la France s’est dotée d’une marque : So French, So Good, que l’unité dans la filière viticole est acquise, condition indispensable pour que nous retrouvions nos places perdues, malgré les excédents commerciaux dégagés par les ventes de vins.
Alors, bravo si les Chinois sont venus en force cette année, mais Vinexpo étant un salon international, je ne pense pas qu’ils soient venus que pour nous, loin de là !

Benoit Escoffier

bescoffier@vinomedia.fr
www.vinomedia.fr

lundi 20 juin 2011

Produisons Français, Achetons Français !

Gastronomie et Vin
Gastronomie et Vin de France
Décidément, notre France économique marche sur la tête. Il n’y a pas si longtemps, j’émettais quelques observations quant aux aberrations en matière de production agricole.
En effet, non seulement nous avons supprimé certaines productions, mais nous les achetons maintenant à l’extérieur sous couvert de la mondialisation et du grand marché économique mondial, avec la bénédiction des technocrates de Bruxelles qui ne sont pas allés souvent au contact des agriculteurs européens pour pondre toutes ces mesures abracadabrantesques (c’est un mot à la mode en ce moment !).

Nous pourrions penser que ce phénomène est purement français. Que nenni ! J’ai pu constater un copier-coller en Hongrie où bon nombre d’agriculteurs se plaint de l’Europe pour les mêmes raisons. On ne produit plus Hongrois, on achète étranger jusqu’à faire venir des volailles de Chine, comme si l’élevage de ces braves gallinacés était sujet aux conditions climatiques et au terroir, pour ne pas pouvoir le faire sur place.

Tous les domaines sont concernés par cette situation contre nature et destructrice. Comment se fait-il que l’on soit obligé de convoquer le patron d’Air France pour lui signaler qu’il serait intéressant qu’il passe commande des 100 avions à Airbus plutôt qu’à Boeing ! Cela devrait être naturel. Cela ne l’a pas été pour la commande de trains passée à l’étranger plutôt qu’à Alstom. Des usines Peugeot vont fermer en France ? Pas du tout, du moins pour l’instant. Mais comme la situation économique est instable, cela laissera toujours une porte de sortie et une bonne raison d’appliquer des mesures drastiques. Que ce soit dans la filière industrielle comme dans la filière agricole, il est temps de retrouver nos racines et ne plus faire n’importe quoi sous couvert de l’Europe et de la mondialisation incontournable.

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr
www.vinomedia.fr

mercredi 15 juin 2011

Quand la Chine du vin s'éveillera...

Il y a une trentaine d’année, alors que nos vins Français étaient de qualité tout à fait moyenne, nous étions fiers d’annoncer que nous produisions les meilleurs vins du monde. Cela nous a d’ailleurs autorisés à limiter les actions commerciales à l’étranger puisque le meilleur vin du monde se vend tout seul. Mais c’était sans compter sur les autres pays producteurs, notamment ceux du nouveau monde. Comme nous avons pu critiquer les vins californiens, avant que ces vins nous fassent plus que de l’ombre même en Europe. Cela a eu au moins le mérite de nous faire prendre conscience que les vins étrangers n’avaient rien à envier aux vins français (surtout si nos braves œnologues participaient activement à leur montée en puissance).
Visiteurs asiatiques
C’est maintenant au tour de la Chine de pointer le bout de son nez, et cela n’inquiète pas plus que cela. Bien sûr, les conditions climatiques ne sont pas très favorables à la production de vins de qualité exceptionnelle, et les chinois sont les premiers à le reconnaître.
Mais est-ce que les habitants de notre planète ne consomment que des vins de qualité supérieure ?

C’est maintenant au tour de la Chine de pointer le bout de son nez, et cela n’inquiète pas plus que cela. Bien sûr, les conditions climatiques ne sont pas très favorables à la production de vins de qualité exceptionnelle, et les chinois sont les premiers à le reconnaître. Mais est-ce que les habitants de notre planète ne consomment que des vins de qualité supérieure ?

La consommation augmente au niveau mondial (pas uniquement parce que l’on boit pour oublier…que l’on boit), mais parce que la population croît de manière exponentielle. Alors, quand Bruxelles prône une politique d’arrachage des vignes en Europe, la Chine plante, et c’est nous qui allons être « plantés » si je peux me permettre cette expression ! Et la Chine est aidée en cela par nos œnologues qui sauront faire ce qu’il faut pour que ce grand pays devienne également une puissance viticole. L’histoire se répète donc, mais nous avons le temps de voir. Cela nous permettra de mettre la responsabilité de nos échecs commerciaux sur le dos de la concurrence déloyale.

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr

mercredi 8 juin 2011

Si j'étais président !


Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je trouve que notre petit monde a du plomb dans l’aile ! Nous vivons au temps de la mondialisation qui est censée nous apporter un bien-être mérité, et c’est tout le contraire qui se passe. Qui, un jour, a eu l’idée de faire l’inventaire de ce que nous savons produire, et de ce qu’il nous manque comme ressources ? La balance commerciale Française bat des records de déficits, générés essentiellement par nos approvisionnements en matière énergétique.
Comcombre
La France est toujours une puissance agricole, et malgré tout, nous importons des produits de l’extérieur, même des concombres venus d’Espagne. Mais nous savons produire des concombres en France, alors pourquoi en importer ?
Si j’étais président, je ferai l’inventaire de nos ressources et je pourrais constater que la France peut s’auto-suffire.
Nous savons produire de quoi alimenter 60 M de Français, et pourtant, nous importons des denrées qui certaines fois, viennent de chez nous. Nous savons fabriquer des voitures, et pourtant, nous en produisons plus à l’étranger que chez nous, ce qui provoque le chômage. Effectivement, on n’a pas de pétrole, et dans les 50 Milliards d’euros de déficit commercial annuel, il y a 46 milliards pour les produits énergétiques. Mais nos fournisseurs en pétrole ou gaz nous achètent-ils autant en compensation ? J’en doute.

Il est possible d’être favorable à la mondialisation, mais ses conséquences deviennent absurdes. Importer ce que nous produisons ou savons produire, juste pour pouvoir exporter en compensation, n’est pas du bon sens. Les écologistes se félicitent de la décision de l’Allemagne de stopper le nucléaire civil, mais est-ce une bonne décision si la conséquence est de s’approvisionner en énergie nucléaire en France. C’est tout aussi stupide que de lutter en France contre la consommation même modérée de vin, tout en incitant à coup de subventions et aides en tout genre les producteurs à exporter. Il est peut-être temps que les mondialistes et les altermondialistes se mettent autour d’une table car l’avenir de notre planète ne doit pas se décider unilatéralement. Mais heureusement pour moi, je ne serai jamais président. Sur ce, je vais manger des fraises du Périgord, ce sont les meilleures.

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr
http://www.vinomedia.fr/

lundi 30 mai 2011

Panneaux or not Panneaux


Le retrait des panneaux signalant les radars fait couler beaucoup d’encre et de salive, mais cet évènement aura au moins eu le mérite de créer une commission à l’assemblée nationale pour enquêter sur les vrais chiffres des accidents de la route. En général, quand les pouvoirs publics restent très vagues sur certains chiffres, c’est que cela cache quelque chose d’autre. Si on laisse agir la commission comme il se doit, cela permettra de connaître la répartition des morts sur la route, jeunes et moins jeunes, français ou étrangers (non, ce n’est pas du racisme, mais il faut reconnaître que les Allemands roulent plus vite en France que les autochtones du fait de leur propre réglementation intérieure), alcool ou pas alcool, drogue ou pas drogue, ville, campagne ou autoroute…

Si j’écoute les commentaires en faveur de la présence des panneaux en amont des radars, il en ressort qu’il faut les conserver à titre préventif. Maintenant, les pouvoirs publics veulent les enlever, non pour faire plus d’argent (c’est ce qui est dit), mais pour rendre les automobilistes plus respectueux des limitations de vitesse. D’où cet affrontement entre deux positions opposées, mais dont l’unique but est la préservation des vies humaines.

Pour mettre tout le monde d’accord, j’opterais pour une troisième solution, à savoir mettre encore plus de panneaux, mais sans radars supplémentaires. Comme cela, on n’enlève pas les panneaux (la moitié des français est satisfaite), et les automobilistes sont dans l’obligation de respecter les limitations (l’autre moitié est également satisfaite).
Faux policier
Cela paraît stupide, mais le plus faible taux de morts sur les routes est détenu par la Grande Bretagne, qui n’hésite pas à mettre des leurres au bord des routes (fausse voiture de police, faux policier…), alors pourquoi pas nous ?
De toute façon, il faut arrêter de diaboliser le vin et les producteurs de vin, soi-disant cause première de la mortalité sur les routes, et l’enquête, si elle va à son terme, nous montrera les causes réelles des accidents. Mais avant cela, tous les moyens sont bons pour diminuer le nombre de morts ou de blessés, et il vaut mieux l’accepter.

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr
http://www.vinomedia.fr/

mardi 24 mai 2011

Qu’est ce qu’on attend pour être heureux !


Il y a des qualificatifs qui collent à la peau du français comme arrogant, râleur, prétentieux (j’arrête là car je vais me faire des ennemis). A force de ne jamais être satisfait de ce que l’on a, ou à force de parler pour les autres comme si l’on parlait de soi, mais sans être dans la même situation, on se gâche la vie en espérant toujours mieux. Ce discours n’est pas clair ?

Exemple : En 2008, juste avant les départs en vacances, le prix de l’essence était à 1,50 € le litre. Les commentaires des interviewés de l’époque étaient plus qu’éloquents : impossibilité de partir en vacances, comment finir le mois…En 2011, le prix de l’essence juste avant les départs en vacances est d’environ 1,50 € le litre. Sachant que l’on nous rabâche à longueur de journée que le pouvoir d’achat baisse, j’en conclus que l’essence coûte encore plus cher maintenant qu’il y a 3 ans. Et personne ne râle ! J’en conclus donc qu’il était inutile de se plaindre il y a 3 ans.

Beynac
Vidéo : Village de Beynac
dans le Périgord
A moins que le Français soit également imaginatif, et sache s’adapter à toute situation. Si l’essence est chère, allons moins loin en vacances et découvrons les terroirs de nos belles régions de France (je fais du Jean Pierre Pernaut).
En fait, nous nous sommes adaptés à la situation de crise que nous vivons actuellement. Voilà pourquoi le tourisme en France se développe.
Est-ce que le fait de découvrir toutes les merveilles dont regorge notre pays ne participerait-il pas à notre épanouissement en ces temps moroses et remplis d’incertitudes. Notre époque nous permet de vivre l’information en direct, et de peur d’être en manque, nous avons vécu depuis le début de l’année, une révolution en Tunisie, une révolution en Egypte, une guerre civile en Libye, un massacre en Syrie, deux présidents pour un fauteuil en Cote d’Ivoire, un tsunami nucléaire au japon, le grand plongeon de Ben Laden, l’arrestation de DSK, on dirait un inventaire à la Prévert.

Tous ces évènements devraient nous permettre de prendre conscience que vivre l’instant présent en se contentant de ce que l’on a, peut donner l’accès au bonheur plus facilement que si l’on cherche en permanence à avoir ce que l’on n’a pas. Avez-vous vu une fois le regard des enfants dans les bidonvilles de Cuba ou les favelas de Rio ? Ils ont autre chose à montrer que le désespoir, car la musique est leur plus grande richesse. En France, nous avons d’autres richesses. Là où vous vous trouvez, partez à la découverte des terroirs et du patrimoine de France, cela ne coûte pas cher et permet d’avoir un autre regard sur la vie. Partez à la découverte des vignobles de France, testez une dégustation improvisée chez un vigneron, c’est que du bonheur !

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr
http://www.vinomedia.fr/