mardi 22 mai 2012

Dé mondialisation : danger pour la viticulture

Voilà une semaine que le nouveau gouvernement s’est mis en place.
Peu d’annonces flash ont été faites mais une réflexion s’est engagée en 
fonction des nominations pour les postes à pourvoir.
La viticulture est certes concernée par le ministère de l’agriculture, et pour l’instant, attendons de voir si les négociations actuelles vont être 
prolongées ou abrogées comme pour les droits de plantation.
 

vignes
Mais si il y a un ministère qui risque de poser des problèmes à la 
viticulture française, c’est bien celui du redressement productif dirigé par Monsieur Arnaud Montebourg.
Il faut se rappeler que celui-ci a largement préconisé la dé-mondialisation
lors des primaires socialistes, et sans vouloir porter un jugement de valeur 
sur cette position, il faut bien en convenir que les Vignerons français 
développent leurs exportations vers des pays comme les Etats-Unis ou la
Chine.
Nous pouvons décider de moins importer de ces pays là, mais je suppose 
que la réciproque se fera sentir également, et la filière viticole en subira les conséquences.
Lors de la précédente présidence, la consigne était de faire baisser la consommation de vin en France mais de développer les exportations pour soutenir la filière.
La baisse de la consommation devrait perdurer ces prochaines années, 
mais si les exportations de vin chutent du fait de nouvelles politiques commerciales de la France, mettant ainsi à mal des années d’effort, c’est
toute une filière qui en subira les conséquences.
Alors, attendons de voir.



mardi 15 mai 2012

Gueule de bois ou jour de Gloire ?



Voilà, c’est fait. La France change de président, et tout d’un coup, l’avenir s’éclaircit pour des millions de personnes qui ont fait confiance à un seul homme pour redresser notre pays, pour lutter contre les injustices, c'est-à-dire lutter contre les riches. Car il est avéré que si l’on ne peut pas augmenter le pouvoir d’achat des français (on a dit le contraire pendant la campagne électorale, mais attendons de voir !), on peut diminuer dans un soucis d’égalité celui de la classe dominante, la classe des nantis mais aussi la classe de ceux qui embauchent, qui créent de la richesse pour le pays, qui prennent des risques…La majorité des français attendait tellement le changement qu’il ne pouvait pas ne pas arriver, surtout si 9 candidats en manque de programme cohérent invoquaient comme unique motivation le tout sauf...
Voilà, c’est fait. La chasse aux sorcières peut enfin commencer, car les hommes changent, mais pas les méthodes. Mais si les « riches » ont été stigmatisés pendant des mois, montrés du doigt comme des
pestiférés, que va faire la gauche avec Ses Riches ? Oui, un riche de droite est un profiteur, un riche de gauche est un homme bien même s’il ne partage pas ses richesses. Comme certains héritiers de grandes familles d’antiquaires, comme des anciens joueurs de tennis ou chanteurs qui préfèrent s’exiler en Suisse ou à Londres, comme ses héritières de grands groupes publicitaires…. On a critiqué l’entourage de notre ex-président, aura-t-on le courage de critiquer l’entourage du nouveau ? Je vais de suite m’abonner à Médiapart pour avoir la réponse à ma question. Quoiqu’il en soit, la France va devoir se plier à une cure d’austérité sans précédent, et j’ai peur que la pilule ait du mal à passer, non parce que l’on a changé de président, mais parce que l’on a porté au pouvoir une coalition sans logique, avec des promesses qui ne pourront pas être tenues. De toute façon, se sera encore la faute de Nicolas.
J’oubliais : le nombre des tués sur la route a baissé de 22% en avril par rapport à l’année dernière. Enfin une bonne nouvelle que les associations diverses et variées de lutte contre la délinquance routière ne se sont pas empressées de relayer. On attendait sans doute le résultat des élections présidentielles pour affecter ce bon chiffre à la nouvelle politique mise en place.


Benoit ESCOFFIER

Bacchus, reviens, ils sont devenus fous !




Décidément, le monde tourne à l’envers. 
Que se passe-t-il dans la tête de nos représentants d’associations de protection et de lutte contre les addictions ? En reprenant les termes de notre confrère du journal « La vigne », les antialcools veulent une mention choc sur les bouteilles. Là où l’on peut leur donner raison sous couvert de la prévention quand on parle d’abus de consommation, on ne peut que leur donner tort quand on parle du produit. 
Il se trouve que toutes les associations (alliance prévention alcool), n’ont pas pu enrayer l’augmentation de la consommation d’alcool chez les jeunes, malgré leurs coups de boutoirs permanents contre les faux coupables. Nous ne pouvons pas contester la trop grande consommation d’alcool chez les jeunes, mais je mets en doute que cette consommation se résume à la prise exagérée de vin. Les faux arguments pour régler ce problème deviennent délirants : 92% des personnes interrogées déclarent que « l’alcool est dangereux pour la santé ». Comment peut-on arriver à se réfugier derrière une telle aberration ? Si ce sondage reflétait la réalité, il n’y aurait plus de problème puisque notre société serait devenue aseptisée.
A ce compte-là, manger est dangereux, conduire est dangereux, dormir est dangereux, vivre est dangereux ! Et par la même occasion, traitons PASTEUR de fou, lui qui indiquait que le vin était le meilleur des remèdes. Il faut que la profession viticole prenne conscience qu’après s’en être pris aux abus de consommation, l’on s’en prend maintenant au produit, et ce combat va mener à son éradication. En période électorale, certains candidats inconnus ont obtenus 500 parrainages. Si un jour 500 maires viticulteurs voulaient donner leur parrainage à un porte-parole de la profession pour faire entendre la voix de la raison, avec le même temps de parole que nos grands leaders, peut-être obtiendrions nous des résultats plus probants dans la défense du produit, du terroir ainsi que la protection de la jeunesse.

Benoit Escoffier

Vous avez dit addiction ?


Et si nous parlions des addictions, pas de celles qui se retrouvent toujours en bonne place dans les discussions moralisatrices ou répressives, mais de celles qui font du bien au porte monnaie national. Un accident de la route provoqué par un conducteur sous l’emprise de l’alcool, cela se voit et peut être mis en avant pour lutter contre ce qui est considéré par certains comme un fléau. Il en va de même pour le tabac, ce qui a permis au fil des ans de supprimer tous les lieux conviviaux mais enfumés.

En revanche, nous assistons au déploiement frénétique des jeux d’argent. La Française des jeux va même sortir un nouveau jeu de grattage chaque mois, sans doute pour faire gagner plus d’argent à tous ces millions d’addicts qui dépensent une bonne partie de leur budget familial pour remplir les caisses vides de l’état, lequel détient tout de même 72% du capital de la FDJ ( ceci explique cela).

Les français dépensent 75 Millions d’Euros par jour aux jeux d’argent, soit 27 milliards par an. Ne pensez-vous pas que ces sommes dépensées et pour la plupart du temps perdues (pas pour tout le monde) ne provoquent elles pas des crises familiales profondes et peut-être irréversibles ? Voyons-nous des spots TV pour lutter contre cette addiction sans doute plus grave que d’autres et provoquant des séquelles collatérales ? Qui s’est élevé contre l’implantation du poker à la maison (jeux en ligne) où tout un chacun peut perdre ses économies plus rapidement qu’il ne faut de temps pour les mettre de côté. Au début du siècle dernier, il y avait la grande guerre. Outre tous les malheurs que cela a apporté au monde entier, elle a généré la création de la loterie nationale pour les gueules cassées, et la ligue antialcoolique très virulente à l’époque. Comme le vin était un compagnon fidèle de nos braves soldats, nous l’avons conservé dans nos traditions, contrairement aux Etats-Unis. Aujourd’hui, il n’y a plus de gueules cassées, mais beaucoup plus de dettes à rembourser.

Alors, addictez-vous aux jeux, et buvez une bonne bouteille pour vous consoler.

De quoi je me mêle ?

  Que se passe-t-il en France pour que tout ce qui marche soit critiqué. Il n’y a pas une chose dans notre pays qui fasse l’unanimité, qui soit applaudie, qui soit montrée en exemple. Il reste bien peu de secteurs économiques qui résistent à la crise alors que tant d’autres disparaissent, même si des mesures de rafistolage sont mises en oeuvre à des fins électoralistes. Mais il existe encore un domaine, non délocalisable, qui rapporte des devises et des taxes, mais dont on ne veut pas parler, je veux citer la viticulture. 7 milliards d’excédents alors que la balance commerciale nationale est en négatif de 70 milliards.
Mais quand cette profession s’expose comme toute l’agriculture et la gastronomie au salon international de l’agriculture à PARIS, les plus hautes instances de l’état esquivent le hall pour éviter d’avoir à aborder certains thèmes qui ne ferait pas plaisir aux biens pensants aseptisés..
Que faut-il faire pour éviter le double langage de nos politiques : Mettre sur internet une galerie de photos de ministres un verre à la main (cela pourrait se faire), lister le contenu des caves du Sénat qui ferait pâlir d’envie tout restaurant étoilé ?
Que se passe-t-il en France pour que l’on en veuille autant à un produit, à une profession, à un métier jusqu’à vouloir la disparition de tout un pan de notre économie sous des prétextes fallacieux.
En février, le nombre de tués sur les routes à fortement diminué : Commentaires entendus : quand le nombre augmente, c’est à cause de l’alcool et quand le nombre baisse, c’est grâce à la neige qui a empêché de rouler. La viticulture fait vivre 300 000 personnes directement, rapporte 7 milliards à la France. C’est vrai que c’est un secteur dont on pourrait se passer.
Après tout, on n’est plus obligé de boire pour éponger les excédents comme disait Coluche, bientôt la prohibition fera son grand retour, mais en France cette fois-ci.


 

mercredi 29 février 2012

On les aime, nos agriculteurs !



EDITO DU 27 FEVRIER 2012


Le salon de l’agriculture ouvre ses portes comme chaque année, et le monde agricole envahit Paris. Je ne pense pas que cette relation affectueuse entre les citadins et les ruraux soit feinte.
Loin de nos campagnes, nous avons besoin d’un retour, même superficiel, à la terre pour retrouver quelques valeurs que nous perdons au fil des ans. Et nous observons ce concentré de nos terroirs avec
envie, interrogation ou nostalgie.
Bien sûr, une fois le salon passé, la vie quotidienne reprend le dessus et l’on oublie toutes les belles choses vues, dégustées, caressées, racontées.
Mais cette année, ce salon aura un avant-goût de campagne électorale (normal pour un salon agricole) où chaque candidat à l’investiture suprême honorera de sa présence le plus beau
salon du monde.
Ce sera l’occasion de promesses en tout genre et chacun pourra nous exprimer sa perception du monde agricole, nous dire que l’agriculture est l’un des piliers de notre économie et qu’il est anormal de traiter si négativement cette filière.
Bravo !
Mais le salon de l’agriculture ne dure que le temps des promesses, c'est-à-dire peu de temps, et chacun retourne à ses occupations. Les citadins à leurs problèmes de citadins, les candidats à trouver d’autres promesses à faire pour caresser dans le sens du poil et à flatter chaque catégorie professionnelle, et les braves paysans à leurs problèmes de quotas, de vente à perte, de journées qui n’en finissent pas, de succession non assurée, de surendettement et de règlementation contraignante.
Mais ils auront eu, l’espace d’un salon, le plaisir de donner du bonheur à des centaines de milliers de citadins, et cela leur aura fait chaud au coeur.

Benoit ESCOFFIER
bescoffier@vinomedia.fr

lundi 6 février 2012

Heureusement que ce n’était que de la farine !

La campagne électorale n’a pas encore vraiment commencé que cela devient amusant. Il est vrai que les rengaines anti et contre tout, surtout contre le pouvoir actuel, commencent à perdre en intensité car trop, c’est trop ! Je le dis pour ceux qui seraient tentés d’accuser encore et encore le président d’être à l’origine de cette vague de froid, qui tue les sans-abris sans pitié, ce qui ne donne aucun remords aux riches (plus de 4000€ par mois, ou 2500 €, cela dépend de là où l’on place le curseur à gauche).
Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi une personne désespérée socialement, psychologiquement, sans-abri, puisse s’en prendre à un homme de gauche, lequel annonce qu’avec lui, nous allons tous vivre dans le bonheur et que nos problèmes seront résolus, indépendamment de ce qui se passe à l’extérieur de nos frontières car le monde merveilleux de la gauche existe. A force de se montrer comme un être pur, parfait et sans reproche, on se retrouve blanc comme farine ! Imaginez un instant que notre challenger ignoré par tous il y a un an, et encensé par tous maintenant, notre sauveur du monde aille à la rencontre de vignerons en colère pour débattre des droits de plantation, du revenu minimum, de la retraite du conjoint…que se passeraitil ? C’est peut-être pour cela que cette profession est pour l’instant ignorée par tous les candidats, petits ou grands, mais c’est plus regrettable de la part des grands candidats car l’un d’entre eux sera aux affaires dans peu de temps. Discourir sur la finance, le chômage, le nucléaire, c’est bien. Mais parler de l’agriculture, de la viticulture, des terroirs et de la gastronomie, cela rend plus humain et l’on vous écoute d’autant plus que tout le monde peut comprendre ce discours. Alors, apportez-nous un peu de soleil pour réchauffer les coeurs en cette période de grands froids. Benoit ESCOFFIER

lundi 23 janvier 2012

Alcoolémie, Alcootest, Addiction

Alcoolémie, Alcootest, Addiction, voilà un triple A que nous ne sommes pas prêt de perdre !
Et pourtant, dieu sait si les campagnes de prévention sur ces sujets sont importantes, surtout
aux périodes de surcharges routières.
Je suis en train de me demander s’il est bon de continuer cet article car il n’est pas
politiquement correct d’aborder certains sujets sans être taxé de provocateur sans âme, de
personnage sans scrupule ou d’envoyé du diable.
Ayant été confronté personnellement à la violence routière, je continuerai donc de m’exprimer
sur ce sujet en espérant que mes propos seront perçus comme une démonstration logique
et sans arrière pensée.
Je comprends tout à fait le combat mené par Chantal PERRICHON, présidente de la ligue
contre la violence routière à condition que son combat ne
se résume pas à la mise en avant d’une idéologie
médiatique.
Mais je refuse que l’on manipule des chiffres pour valider
ses propos. Il y a quelques temps, je me permettais de
signaler que la présence accrue de radars sur les routes
semblait plus efficace que la diminution du taux d’alcool
autorisé.
J’en veux pour preuve que le taux maximum autorisé de
0,5g appliqué en 1995 a fait chuter le nombre de tués sur
les routes de 8500 à 3900 par an.
Sauf que le taux est toujours de 0,5g, ce qui laisse à
penser que cette forte diminution est plus due à la peur du
gendarme et de ses outils dissuasifs.
Nous savons tous qu’alcool et conduite ne font pas bon
ménage, et la formation, l’éducation et l’information
doivent perdurer.
Mais est-ce normal pour parvenir à ses fins ( à déterminer), de diaboliser toute une
profession, la filière viticole, en décourageant et en culpabilisant consommateurs et
producteurs ?
Quels sont les véritables chiffres, quand on pense que les accidents liés à la consommation
de cannabis ne sont pas pris en compte sur le site officiel de la sécurité routière ! Prend-on le
temps d’analyser sereinement les chiffres ?
On parle d’alcool au volant, mais les accidents de voitures représentent 50 % des tués, soit
environ 2100 personnes, où l’alcool rentre en ligne de compte pour 20 %, soit 400
personnes. Ces chiffres sont encore trop élevés, mais ils le sont moins que ceux que l’on
nous met en avant lors de débats plus proches de l’inquisition que de la sérénité. Et je passe
sous silence l’absence du port de la ceinture, 22% des tués, la vitesse excessive, de 27 à
43% des tués….
Il est donc facile de constater que l’analyse des chiffres est subjective, et surtout peu fiable.
La délinquance routière est un fléau national, mais on ne combattra pas ce fléau en se
comportant comme des St-Just ou des Robespierre.
Il y a d’autres moyens pour arriver à sensibiliser les automobilistes.
Benoit ESCOFFIER

lundi 28 novembre 2011

Ce n'est pas JOLY, JOLY !

Edito de Benoit Escoffier dans la Lettre Vinomedia du 28/11/2011




Décidemment, on avait connu la droite la plus bête du monde, la gauche la plus divisée du monde, maintenant, c’est au tour des écologistes de montrer qu’ils peuvent aussi se montrer stupide. Depuis des années, une prise de conscience écolo se met en place dans les esprits de chaque individu un tantinet sensé, où l’on se rend bien compte qu’il faut agir si l’on veut transmettre une planète vivable à nos enfants. Hormis les scandales sanitaires du concombre espagnol ou du soja allemand, (on ne sait plus trop bien), les produits BIO se développent, malgré des coûts de production plus élevés.
La pollution, notamment en France, se réduit, et l’air est encore  respirable. Mais voilà que nous assistons à un spectacle désastreux et déplorable pour des histoires de centrales nucléaires et de mox (je ne savais pas que cela existait !). On assiste à un marchandage sans précédent alors que la campagne présidentielle n’est pas encore commencée, et encore moins gagnée. Cela prouve une fois encore que les écologistes sont loin des préoccupations des Français et surtout sont conscients qu’ils ne peuvent apporter aucune solution fiable aux problèmes actuels. 
Bien sûr, l’Allemagne va mettre un terme à l’énergie nucléaire, mais sa situation n’est pas comparable, et de surcroit, les allemands vont acheter de l’électricité nucléaire à la France, ce qui prouve qu’ils ne sont pas opposés à cette forme d’énergie. (Mais pas chez eux !).  Toute cette mascarade politicienne est préjudiciable au  développement de la culture BIO, car le rapprochement BIO - ECOLOGIE est vite fait. Il est indispensable que la culture BIO se développe pour permettre la mise en place d’une vraie culture raisonnée en France, avec réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires. Nous sommes actuellement sur cette tendance. Il ne faudrait pas que certains arrivistes ou ayatollahs écolos viennent tout gâcher !




Benoit ESCOFFIER

lundi 14 novembre 2011

Il y en a marre de la graisse !



Depuis plusieurs mois déjà, l’actualité tourne autour d’un problème qui préoccupe bon nombre d’hommes et de femmes à l’approche de la quarantaine, la surcharge pondérale. Comment se débarrasser du surplus de graisse qui mine le moral des quarantenaires ? 
Il n’y a pas une minute d’actualité qui ne soit pas consacrée à ce problème. On nous parle de régime sec, de réduction de la consommation, de serrage de ceinture.
Tous les chefs d’état les plus puissants du monde se sont réunis pour trouver des solutions, mais la graisse est toujours là, bien présente, voire omniprésente.



Chariots et moineaux
Tout cela n’est que le résultat d’une surconsommation, d’une politique de surendettement, qui a amené les peuples à vivre dans l’opulence.
Maintenant, il nous faut nous restreindre pour retrouver la ligne, et l’option envisagée est de laisser tomber la graisse pour retrouver une santé florissante. Mais si nous regardons autour de nous, nous pouvons voir au sein de l’Europe un pays où l’espérance de vie est la plus longue notamment grâce à son alimentation, la Grèce !
Etonnant, n’est-il pas ?

 Se débarrasser de la graisse, oui.
 Mais éliminer la Grèce, non. Ce pays a eu au moins le mérite d’être le déclencheur d’une prise de conscience générale pour remettre chaque pays en ordre de marche sans être tributaire d’un AAA, note qui pourrait prêter à rire dans d’autres circonstances. Ah, ah, ah !
 Optimiste que je suis, je suis certain que l’Europe va s’en sortir car nos ressources notamment humaines sont inépuisables, et sa capacité à lutter face à l’adversité a toujours été démontrée. Mais cela ne résoudra pas notre problème de surcharge pondérale !
Espérons que l’économie Italienne sera plus solide que celle de la Grèce, car il sera moins aisé de rédiger un billet humoristique basé sur des jeux de maux, pardon : de mots !

Benoit ESCOFFIER




lundi 31 octobre 2011

Gastronomie, la France devient Challenger !

Edito de Benoit Escoffier dans la Lettre Vinomedia du 31 ocotobre 2011


Il aura fallu attendre le Guide Michelin 2012 pour prendre conscience que la France n’est plus la Patrie de la gastronomie, mais que cette place si enviable revient maintenant au Japon, avec 29 tables 3 étoiles contre 25 pour notre vieux pays. Et pourtant, ce n’est pas faute de sensibiliser le public français à la gastronomie, avec une avalanche d’émissions culinaires montrant des chefs ou assimilés chefs cuisiner dans des conditions extrêmes. Ce n’est pas faute d’avoir à LYON le plus grand salon international consacré à l’hôtellerie et à la restauration, salon incontournable aux 150 000 visiteurs de tout pays, même du Japon !


La cuisine est devenue en France une affaire trop importante et trop juteuse, pour la laisser aux cuisiniers. Maintenant, ce sont des hommes d’affaires qui ouvrent restaurant sur restaurant, surtout en dehors de nos frontières, qui managent l’une des valeurs fondamentales de notre pays. Business is business. A force de rechercher la simplicité, la facilité culinaire, on en arrive à oublier la créativité, celle qui a fait notre force et nous a permis d’être en tête de la gastronomie mondiale. Maintenant, les recettes ne sont plus inventées par le chef, mais par des sociétés industrielles qui livrent leurs petits sachets surgelés. Ainsi, vous pouvez manger la même chose du nord au sud, d’ouest en est, et d’un restaurant à l’autre. Quelle belle affaire !


Après, l’on s’étonne que la gastronomie française soit relayée au deuxième rang. J’attends de voir avec impatience l’application de l’amendement obligeant les restaurateurs à indiquer sur leur carte les produits surgelés. Il eut été plus simple d’indiquer les produits frais, certainement moins nombreux sur les cartes stéréotypées ! Il ne nous reste plus qu’à reconquérir notre place de leader, en pensant à la cuisine avant de penser business, et en retrouvant nos vraies valeurs, celles de l’époque où notre cuisine et notre savoir-faire étaient incomparables.


Benoit ESCOFFIER

lundi 24 octobre 2011

L’ Oenotourisme n’est pas en crise.

Edito de Benoit Escoffier – Lettre Vignobles & Tourisme n°8

Depuis 2007, année de la prise de conscience en France qu’il fallait entreprendre quelque chose pour développer la filière touristique et la filière viticole, il a coulé de l’eau sous les ponts.
Grâce à l’investissement personnel de Monsieur DUBRULE, co-fondateur du groupe ACCOR et Président du Conseil Supérieur de l’Oenotourisme, le label Oenotourisme a vu le jour, et a permis de mettre en lumière plusieurs initiatives toutes plus intéressantes les unes que les autres, dans toutes les régions viticoles de France.
Il y a eu aussi le 1er Salon International de l’oenotourisme à LYON en Mai 2009, inauguré par Paul Dubrule et diverses personnalités du monde du vin, lequel remporta un certain succès auprès des professionnels venus de plusieurs pays, mais aussi du grand public venu en nombre à la découverte des différentes routes des vins comme des initiatives plus personnelles.
Depuis cette date, nous avons pris le parti de nous consacrer au développement de ce domaine en apportant notre savoir faire et nos moyens en communication. Ainsi, 2011 a vu apparaitre le 1er Guide VIGNOBLES & TOURISME, tiré à 20000 exemplaires, référençant aussi bien des Châteaux et Domaines, mais également des musées, des routes des vins, des chambres d’hôtes…
Seul point commun, le vin !
Pour assurer encore mieux la communication des participants du guide VIGNOBLES & TOURISME, mais également l’information oenotouristique en général, nous avons créé une lettre d’information, diffusée à 70 000 personnes deux fois par mois, via internet.
De cette manière, la diffusion d’information se fait en continu, pour le plus grand plaisir des amateurs de vins de producteurs.
Mais ce développement serait incomplet sans le renouvellement à LYON de notre salon international de l’oenotourisme en MAI 2012, où chaque région viticole Française, mais également certains pays viticoles, seront représentés. Dès à présent, VIN’EVENTS et VINOMEDIA se positionnent comme des interlocuteurs privilégiés pour le développement d’une activité incontournable, laquelle sera en pleine  expansion dans les années à venir.
Vous souhaitez développer le tourisme viticole ?
Vinomedia vous propose :

  • Un salon
  • Un guide
  • Une lettre d’information
  • Une web-TV dédiée

Contactez moi pour plus de renseignements à : bescoffier@vinomedia.fr

Benoit ESCOFFIER

lundi 17 octobre 2011


Pour une démondialisation raisonnée ! 

Cela fait quelques temps maintenant que ma libre pensée ne s’était pas exprimée sur les sujets d’actualités qui préoccupent les Français, tout comme les Grecs ou les Italiens, ou les Espagnols, ou les indignés de tous pays ! ( d’ailleurs, si tous les indignés voulaient se donner la main, ou irions nous ?) .
La démondialisation a largement tenu le haut du débat, car il est plus facile et plus électoraliste d’être en opposition radicale avec ce qui existe (puisque nos problèmes viennent de ce qui existe), que de nuancer sa position tout en apportant des solutions réalistes. Où vais-je en venir ?

Existe-t-il un chemin entre la mondialisation telle qu’elle est vécue actuellement et la dé- mondialisation comme le souhaitent les utopistes assoiffés de pouvoir ?
Si nous faisons un bref inventaire, comme je le préconisais il y a peu, de ce que nous savons produire ou de ce que nous savions produire, nous pourrions constater que cela concerne la plupart des produits utilisés et consommés sur notre territoire. Cependant, nous pouvons également constater que ces produits ne sont pas made in France ! Si c’est cela la mondialisation, effectivement, elle nous a conduit à des positions absurdes.

coqPrenons un exemple simple : la viticulture Française.
Nous sommes dans les premiers pays producteurs de vin au monde et nous exportons. La balance commerciale est largement positive, tout comme pour Airbus, tout comme le luxe, et nous pourrions citer bien d’autres exemples. Nous exportons, alors que nos coûts salariaux sont bien souvent supérieurs à ceux des autres pays.
Alors, pourquoi trouvons-nous dans le commerce autant de produits venant de l’étranger alors que nous avons les moyens de les produire localement avec les mêmes coûts salariaux que les produits que nous exportons?
Je ne suis pas pour le protectionnisme, mais il n’est pas interdit de produire Français et de consommer Français. Nous continuerons toujours à acheter du pétrole à l’extérieur !
Une idée déjà développée et reprise sur BFM, le commissariat au plan : mettons en place un plan sur 5 ans pour réapprendre à produire ce que nous produisions il n’y a pas si longtemps, avec création d’emplois. Produit après produit, il faut reconquérir le marché intérieur, et produire localement les biens de consommation courante, comme les produits issus de l’agriculture.
Il y a d’autres alternatives à la démondialisation pour sortir de la crise, encore faut-il redescendre sur terre et adopter des solutions simples et de bon sens, plutôt que de jongler avec des milliards de déficits budgétaires, commerciaux…
(Bientôt la suite…)

Benoit ESCOFFIER

mardi 11 octobre 2011

OEnotourisme : Vinomedia en Pôle Position

Edito du 10 octobre 2011


Depuis des années, Vinomedia reste fidèle à sa ligne de conduite, qui est de permettre à toute une filière, la  filière viticole, de se développer et d’affronter les nouveaux défis de demain.
Ainsi, avant tout le monde, nous avons crée le premier salon international de l’OEnotourisme en 2009, salon qui verra sa deuxième édition en mai 201 2 à LYON.
Pour permettre à tous les intervenants de la filière viticole d’assurer pour un coût réduit la promotion de leurs services touristiques, nous avons crée le 1er guide Vignobles et tourisme édité à 20000 ex, lequel a rencontré un énorme succès auprès des amateurs de vins et de tourisme viticole, sans oublier la consultation gratuite de ce guide sur notre site internet.


Par la même occasion, et pour assurer le développement de ce domaine, nous avons crée une lettre internet bimensuelle envoyée à une cible sélectionnée de 70 000 internautes, mettant en avant tous ceux qui participent au guide Vignobles et tourisme 2011 -2012, mais également tous ceux qui paraitront dans l’édition 2012-2013.

Cette nouvelle édition du guide est déjà en préparation car elle sera encore plus complète, avec beaucoup de nouveauté en matière de tourisme viticole.
Vous pouvez dès à présent vous inscrire si cela n’est pas déjà fait en nous retournant le formulaire
ci-joint : formulaire de réservation .

Vous souhaitez développer le tourisme viticole ?
Vinomedia vous propose :
o Un salon
o Un guide
o Une lettre d’information
o Une web-TV dédiée

Contactez moi pour plus de renseignements à : bescoffier@vinomedia. fr

Benoit ESCOFFIER

lundi 3 octobre 2011

Les raisins du plaisir

En ces temps de fin de vendanges, l’époque est propice à un petit tour dans les vignes, histoire de se donner un aperçu du millésime 2011.
Je n’apprendrai rien à personne en mentionnant que le millésime 2009 est le millésime du siècle, et que 2010 l’est aussi, si ce n’est plus encore. (Décidemment, les superlatifs collent parfaitement à la production de vin).
Et 2011 ? A en croire les vignerons rencontrés au cours d’un voyage au cœur des Graves, ce millésime aura donné bien du fil à retordre en jouant à cache-cache avec la météo, subissant un climat très chaud trop tôt, puis pluvieux, puis chaud, puis pluvieux mais légèrement…
Résultat des courses : Un vin d’excellente prestance pour les vignerons qui ont évité de partir en vacances, leur permettant ainsi de surveiller leur vigne comme le lait sur le feu. Pour les autres, nous verrons. Et nous en avons rencontré, de ces producteurs réfractaires involontairement aux vacances pourtant méritées. Et le constat de ces rencontres est stupéfiant : la révolution culturelle est en marche. Autant, la fin du XXème siècle en PESSAC LEOGNAN a été marquée par la course aux vins stéréotypés du genre à être appréciés par les américains via PARKER, autant le début du XXIème siècle fait place aux vignerons de caractère ayant pour ligne de conduite la mise sur le marché du vin qu’ils aiment, sans se soucier du voisin.

Et d’une propriété à une autre, les différences se font sentir, les méthodes de production ou d’assemblage sont variées, et les résultats sont étonnants. Il est donc clair maintenant que les 75 producteurs en AOC PESSAC LEOGNAN, ainsi que les nombreux producteurs de GRAVES vont se livrer à une rivalité certes amicale, mais déterminée pour le plus grand bien du consommateur en leur apportant une palette largement significative de leur savoir faire dans l’exploitation de leur terroir.
Citons pêle-mêle quelques domaines pleins de promesses qui devraient faire parler d’eux dans un avenir proche, tellement la détermination du propriétaire à respecter avant tout le terroir tout en faisant son vin et non le vin de l’œnologue, est forte.
En GRAVES, Château FOUGERES, Château CRABITAY, Château FERRANDE, en sont des parfaits exemples. En PESSAC LEOGNAN, Château FERRAN, Château LARRIVET HAUT BRION. Et comme l’oenotourisme est également notre cheval de bataille, je ne manquerai pas de citer le Château SMITH HAUT LAFITTE, où Daniel et Florence CATHIARD ont effectué un travail remarquable au niveau de l’accueil et des structures réceptives sans oublier tous le travail qualitatif sur la vigne, leur donnant ainsi une position prépondérante dans l’appellation. Certaines AOC ont décidé de jouer la carte de la transparence, il serait bon que cette méthode se généralise pour tous les vins Français. Il faudra sans doute attendre le XXIIème siècle !


Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr 



Château des Fougères

Dominique COUTIERE – 33650 LA Brède. Tel : 05 58 51 08 68

Château CRABITEY
Arnaud de BUTLER- 33640 Portets. Tel : 05 56 67 18 64

Château FERRANDE
33640 Portets

Château FERRAN
Philippe LACOSTE- 33650 MARTILLAC tel : 06 07 41 86 00

Château LARRIVET HAUT BRION
Bruno LEMOINE- 33850 LEOGNAN. Tel : 05 56 64 75 51

lundi 19 septembre 2011

Je serai le président de tous les français

EDITO DU 19 SEPTEMBRE 2011

Je serai le président de tous les français


En pleine campagne des primaires socialistes, laquelle correspond ni plus ni moins à ce qui nous attend pour les mois à venir (cela promet !), quel candidat ne s’est pas posé en rassembleur, et en  futur président de tous les Français ? Est-ce que nous nous sentons mieux après toutes ces déclarations tonitruantes ? En pleine crise mondiale que certains veulent réduire uniquement à une crise française, quel candidat de gauche ou de droite, d’extrême gauche ou d’extrême droite, a présenté un projet d’avenir, un projet qui nous incite à relever les manches, à se prendre en main, et à avancer au lieu de s’indigner continuellement ? Au lieu de cela, on nous serine chaque jour, chaque heure, et à chaque discours ou interview que cette crise est la faute d’un homme, de sa gestion, tout en occultant que dans d’autres pays avec d’autres hommes d’autres tendances politiques, la crise s’est également installée de façon durable. En cas de crise, c’est chacun pour soi et Dieu pour tous  (éventuellement). Et c’est là que nous avons besoin d’un projet d’avenir qui soude les générations. Autrefois, il y avait un commissaire au plan, avec un plan sur 4 ou 5 ans. Nous avions une vision, et les projets étaient préalablement définis. Quid de cela ? Nous sommes plus dans une navigation à vue, avec ou sans pilote, ou avec trop de pilotes, donc sans prise de décision (on le constate pour la Grèce). Etant avant tout un terrien, je reviens souvent aux valeurs et aux patrimoines qui ont fait la richesse de la France. L’agriculture fait partie de
ses richesses, et cela devrait déjà sécuriser les français. Quoiqu’il arrive, nous devrions toujours avoir de quoi manger, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Mais voilà, nos campagnes se désertifient, et il ne reste que 500 000 exploitations en France. Quand les agriculteurs représentaient un poids électoral non négligeable, ceux-ci étaient choyés, cajolés, et caressés dans le sens du poil. Mais 500 000 familles, quel candidat va s’y intéresser ? Quel candidat va proposer un repeuplement de nos campagnes où les classes sont loin d’être surpeuplées, contrairement aux classes citadines. 8000 €, c’est le prix du m² à PARIS. Mais pourquoi habiter PARIS ? Dans les campagnes, la qualité de vie est bien meilleure, vous trouvez des bons produits à la ferme ou à l’épicerie du village, et en maintenant la vie dans un village, vous maintenez en vie l’agriculture. Est-ce que cela pourrait être un projet d’avenir pour la France, est-ce que le fait de retrouver nos fondamentaux susciterait l’envie aux français de réagir plutôt que de suivre l’indignation générale ? A force de se plaindre, et d’entendre à longueur de journée qu’il est normal et justifié de se plaindre, nous avons perdu l’envie d’être motivé, d’être créatif, d’être indépendant. Il est temps justement de réagir.


Benoit ESCOFFIER

lundi 5 septembre 2011

Point de vue sur la gastronomie française


La période estivale a permis à un grand nombre de touristes de découvrir la gastronomie régionale sur leur lieu de villégiature. S’il est vrai que celle-ci se place au top niveau des gastronomies mondiales, il est sans doute salutaire de temps à autre de la repositionner par rapport à des fondamentaux qui ont donné à notre gastronomie ses lettres de noblesse. Il n’est pas si loin le temps de la cuisine de nos grand-mères, dont les plus célèbres se retrouvent en photos dans les plus grands restaurants étoilés. Il n’est pas loin le temps où la mère Brazier formait dans son restaurant des jeunes apprentis comme Bocuse. Tous les grands chefs actuels parlent de cette époque avec des trémolos dans la voix. Mais à cette époque là et pas si lointaine, la cuisine industrielle livrée par camion chez les restaurateurs, même les plus grands, n’existait pas.
Eugénie Brazier Quand la mère Brazier découpait un poulet, elle savait d’où il venait, et certainement pas d’un sachet sous vide. Alors, les grands cuisiniers de ce monde peuvent se faire tirer le portrait avec un panier rempli de légumes du jardin, ou arpentant les allées d’un marché de producteurs, la réalité n’est pas toujours en correspondance avec la fiction.
C’est un jugement sans doute sévère, mais constatons que la restauration s’éloigne, par facilité et gestion des coûts de production, des produits du terroir. Cependant, il reste toutefois des restaurateurs inconditionnels de la cuisine d’autrefois qui a fait la réputation de la gastronomie française. Des produits locaux, de saisons, cuisinés au restaurant. De la viande de producteurs locaux que l’on connait, de la pâtisserie faite maison.
Cela parait simple et évident, mais l’on s’en est éloigné pour laisser la place à des produits industriels prêts à l’emploi, permettant ainsi à quiconque de tenir un restaurant. C’est sans doute pour cela également qu’il y a autant de dépôts de bilan dans cette profession.
Alors, si vous voulez déguster une bonne omelette aux cèpes, un bon magret et un excellent fraisier, faites un détour par le petit village de Sainte Orse à l'ouest de Terrasson dans le Périgord noir, réservez une table dans l’unique restaurant du village, et vous comprendrez ce que cuisine traditionnelle veut dire, où tout est fait maison par un cuisinier formé par Ducasse, Troisgros, et sa grand-mère toujours là pour lui donner un coup de main. Retournons aux valeurs qui ont su donner à notre gastronomie ses heures de gloire, avant qu’il ne soit trop tard, car bientôt, il ne restera dans ce beau pays qu’est la France, que fastfood et surgelés.

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr


HOTEL DE FRANCE
24210 SAINTE ORSE
TEL 05 53 05 24 22 

lundi 4 juillet 2011

Vinomedia.tv prend ses marques

Depuis l’existence d’internet, nous assistons à une profusion de sites internet, de blogs, de web.tv, de lettres d’information en tout genre. Cela va de paire avec la simplification d’utilisation des outils de communication comme les appareils photos ou vidéos aux millions de pixels, mais également avec la chute des prix de ces derniers. Est photographe ou grand reporter qui veut, dans cette jungle de la libre expression.

Et nous pouvons dire que nous avons également suivi cette tendance, mais dans un but plus avouable qu’est le développement des filières viticoles, gastronomiques et touristiques. En fait, nous avons mis nos moyens de communication au service de ces trois domaines d’activité pour la diffusion de l’information ciblée, et nous pouvons affirmer que cet axe de développement est intéressant.

Vinomedia.TV
Pour cela, nous avons créé vinomedia.TV, chaîne thématique sur le web, dédiée au vin, à la gastronomie et au tourisme, plus précisément à l’oenotourisme, secteur très tendance actuellement, que nous mettons en avant depuis plus de 5 ans.
Voilà un an maintenant que cette web-tv est implantée, et son visitorat ne cesse de progresser d’une manière exponentielle, notamment depuis notre changement de plate forme d’hébergement.

Ainsi, notre pôle média prend de l’ampleur avec trois lettres d’information : la lettre vinomedia, la lettre Vignobles et tourisme, la lettre Périgord Force 24, une web-Tv dédiée vin, gastronomie et tourisme, mais également plusieurs réseaux sociaux diffusant tout type d’information. Tous ces médias sont à la disposition des professionnels désireux de développer leur communication, mais également des amateurs des plaisirs de la table souhaitant faire des découvertes intéressantes en sortant des sentiers battus.
Consommez Vinomedia sans modération.

Benoit Escoffier

bescoffier@vinomedia.fr
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mardi 28 juin 2011

Vinexpo à la sauce aigre douce

Comme tous les deux ans à Bordeaux, Le parc des expositions fait salle comble en exposants et visiteurs, et pendant 5 jours, le vin est à la fête en intérieur comme en extérieur. Nous devenons l’espace d’un instant, les témoins d’une osmose entre producteurs et acheteurs venus du monde entier. Cette année, les asiatiques sont venus en force, et pratiquement un visiteur étranger sur deux venait d’Asie. Ce que l’on ne peut pas mesurer pour l’instant, c’est le vrai motif de leur visite.

Nous savons par expérience que Chinois ou Japonais sont amateurs de grands vins, aux noms plus prestigieux les uns que les autres, et ils se pressaient sur les stands de ces fabuleuses maisons de vins et champagnes. Mais cette clientèle recherche également des vins à petits prix, et pour cette gamme, les 900 exposants étrangers venus à VINEXPO sont certainement mieux placés que les producteurs Français de moyenne gamme. On pouvait entendre ci et là des demandes frisant le ridicule, que seuls des pays avec une réglementation plus favorable, ainsi que des coûts de production plus faibles peuvent honorer. Il faut effectivement s’orienter aussi vers les pays émergents, mais l’erreur serait d’ignorer les pays qui ont fait la fortune des vins français, comme la Grande-Bretagne, la Belgique ou les Etats-Unis. Dans tous ces pays, les vins Français reculent au profit des vins de nos voisins ou des pays du nouveau monde. Certes, notre ministre de l’agriculture, lors de l’inauguration, a exhorté à exporter, mais sans apporter de mesure concrète pour cela.

Pierre Lellouche - So French, So Good
Vidéo de la Conférence de Presse "So French, So Good" par Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au commerce extérieur
Ce n’est pas parce que la France s’est dotée d’une marque : So French, So Good, que l’unité dans la filière viticole est acquise, condition indispensable pour que nous retrouvions nos places perdues, malgré les excédents commerciaux dégagés par les ventes de vins.
Alors, bravo si les Chinois sont venus en force cette année, mais Vinexpo étant un salon international, je ne pense pas qu’ils soient venus que pour nous, loin de là !

Benoit Escoffier

bescoffier@vinomedia.fr
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lundi 20 juin 2011

Produisons Français, Achetons Français !

Gastronomie et Vin
Gastronomie et Vin de France
Décidément, notre France économique marche sur la tête. Il n’y a pas si longtemps, j’émettais quelques observations quant aux aberrations en matière de production agricole.
En effet, non seulement nous avons supprimé certaines productions, mais nous les achetons maintenant à l’extérieur sous couvert de la mondialisation et du grand marché économique mondial, avec la bénédiction des technocrates de Bruxelles qui ne sont pas allés souvent au contact des agriculteurs européens pour pondre toutes ces mesures abracadabrantesques (c’est un mot à la mode en ce moment !).

Nous pourrions penser que ce phénomène est purement français. Que nenni ! J’ai pu constater un copier-coller en Hongrie où bon nombre d’agriculteurs se plaint de l’Europe pour les mêmes raisons. On ne produit plus Hongrois, on achète étranger jusqu’à faire venir des volailles de Chine, comme si l’élevage de ces braves gallinacés était sujet aux conditions climatiques et au terroir, pour ne pas pouvoir le faire sur place.

Tous les domaines sont concernés par cette situation contre nature et destructrice. Comment se fait-il que l’on soit obligé de convoquer le patron d’Air France pour lui signaler qu’il serait intéressant qu’il passe commande des 100 avions à Airbus plutôt qu’à Boeing ! Cela devrait être naturel. Cela ne l’a pas été pour la commande de trains passée à l’étranger plutôt qu’à Alstom. Des usines Peugeot vont fermer en France ? Pas du tout, du moins pour l’instant. Mais comme la situation économique est instable, cela laissera toujours une porte de sortie et une bonne raison d’appliquer des mesures drastiques. Que ce soit dans la filière industrielle comme dans la filière agricole, il est temps de retrouver nos racines et ne plus faire n’importe quoi sous couvert de l’Europe et de la mondialisation incontournable.

Benoit Escoffier
bescoffier@vinomedia.fr
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